Bâti sur un site naturel dominant avec des vues sur les coteaux avoisinants, le Château est déjà cité en 1259. A la fin du XIIIème siècle, il est détenu par deux co-seigneurs, Cazenove et Noalhan. En 1322, le Comte d’Armagnac et le Sire d’Albret font le siège du Château et s’en emparent au terme d’un conflit féodal qui implique aussi le roi Edouard II d’Angleterre, Duc d’Aquitaine. Revenu aux Noalhan, le Château passe enfin par mariage aux Montpezat en 1536.

Le Château est remodelé dans les années 1560 par François de Montpezat, Baron de Laugnac et Gouverneur de l’Agenais. De cette époque datent la Tour Renaissance et son escalier rampe sur rampe, ainsi que le Pavillon d’entrée.

A la génération suivante, François II de Montpezat de Laugnac, Cadet de Gascogne, va chercher fortune à la Cour à l’age de 18 ans. “De bonne mine et gentillesse”, il gagne rapidement les faveurs d’Henri III, qui le nomme Capitaine de sa nouvelle garde rapprochée, les Quarante-Cinq. A ce titre, il dirige le complot initié par le Roi contre le Duc de Guise. Chef de la puissante Ligue Catholique financée par l’Espagne, le Duc constitue une menace pour l’autorité d’Henri III et la pacification religieuse du Royaume. François et ses hommes assassinent le Duc le 23 décembre 1588 dans un guet-apens au Château de Blois. Les remous de l’exécution amènent à François la disgrâce et il doit se réfugier au Fréchou à contre-cœur. Deux ans après, il trouve la mort à 25 ans dans un combat contre des Ligueurs voués à la revanche. Ainsi disparaît un des personnages qui ont changé l’Histoire de France en préparant indirectement l’avènement d’Henri IV, le plus aimé de nos rois et également un Gascon.

Délaissé par les Montpezat au XVIIème siècle, le Château passe ensuite par héritage aux Monestay, marquis de Chazeron, au début du XVIIIème siècle. Il survit à la Révolution, mais, vendu en 1810, il devient une ferme au cours du XIXème siècle et se dégrade progressivement. Partiellement ruiné, il renaît à partir des années 1970 grâce à la restauration de Michel et Aline Taulet, qui le quittent en 2015.